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Historique de la plage de Mar-Vivo

Largeur de la plage au fil des ans, d'après vos photos ou témoignages.

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N'hésitez pas à nous faire parvenir vos témoignages pour peaufiner ce graphique.

Les photos de 1900 montrent que la plage de Mar Vivo n'était pas plus large que celle de 2017?

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Conclusions de l'étude de courantologie sur l'anse des Sablettes

VIII.1.4. CONCLUSIONS DES ETUDES SUR L’EROSION DE LA BAIE DES SABLETTES 

L’érosion de la plage des Sablettes est un phénomène complexe. Il est variable au cours des années ; suivant l’historique des tempêtes d’hiver et de printemps (largade ou non), l’érosion peut être faible (année 2004) ou importante (années 2000, 2001, 2003, 2005). 

Le sable ne disparaît pas de la baie sauf par érosion éolienne aux abords du Parc. Par contre, il stagne dans le fond de la baie et une partie reste piégée derrière les digues sous-marines. En fonction des houles de beau temps, la plage se recharge plus ou moins au cours de l’année. 

? Les paramètres dominants expliquant l’érosion sont le niveau d’énergie exprimé au littoral, la cambrure, la violence des houles de Sud (associée aux courants induits) qui décapent brutalement la plage et entraînent le sédiment vers le large, la faiblesse d’occurrence des régimes d’accrétion au regard des régimes d’érosion brutale ou d’érosion plus lissée dans le temps (régimes modérés de secteurs Sud, Sud-Sud-Ouest et Sud-Sud-Est), qui ne laissent plus assez de temps à la plage pour se reconstituer (le déséquilibre sédimentaire chronique depuis plus de 20 ans a repoussé de plus en plus de sable vers le large, l’a éloigné de la plage émergée, et ce sable est maintenant trop loin pour que les régimes d’accrétion puissent le ramener en totalité) ; 

? Par ailleurs, il y a les facteurs aggravants qui sont : 

- L’absence d’apports terrigènes du ruisseau de Mar Vivo (plage fossile) ; 

- ? La présence des murs de haut de plage qui accélèrent la réflexion ; 

- L’érosion éolienne sur la partie Est de la plage ; 

- ? Le criblage de la plage par les engins de nettoyage qui rendent le sable plus vulnérable au vent, mais aussi à l’hydrodynamisme puisque le sable est moins structuré) ; 

- L’élévation du niveau de la mer. 

? Toutefois il est important de noter le maintien de l’herbier de posidonie et sa tendance à la revitalisation (le phénomène d’érosion de la plage et des petits fonds n’est pas à relier avec une modification structurelle de l’herbier). 

 

Les différentes problématiques identifiées s’expliquent de façon suivante : 

? Problème n°1 - L’érosion chronique de la plage : Celle-ci résulte des houles érosives de plus en plus importantes qui ont un niveau d’énergie très élevé lors de leur propagation à la côte. Ces évènements étant liés à une surélévation du niveau d’eau (dépression), l’érosion est accentuée par la présence des murs situés sur le haut de plage. Ce phénomène sera accentué par la remontée du niveau des mers ; 

? Problème n°2 - Le port de Saint-Elme : L’envahissement du port par le sable et les feuilles mortes de posidonies mortes est lié aux épisodes de secteur Ouest. En effet, le courant de surface orienté d’Ouest en Est et généré par les vents de secteur Ouest à Nord-Ouest entraîne les sédiments et les feuilles de posidonie mortes à l’intérieur du port. Il est important de constater que l’ouverture du port se situe sur la trajectoire des houles et des courants générés. Une fois entraînés à l’intérieur du port et dans l’état actuel des choses, il n’y a aucun moyen de faire ressortir naturellement les sédiments et les feuilles de posidonie mortes. Le coeur de la problématique est lié à l’absence d’avivement qui permettrait de créer un effet de chasse lors des épisodes de secteur Est. 

? Problème n°3 - La tenue des dunes du parc Braudel face à l’érosion éolienne et hydrodynamique : Les dunes du parc Braudel ont un niveau altimétrique trop bas face aux épisodes de houles des secteurs Est à Sud-Sud-Ouest. Les houles dépressionnaires envahissent le parc par les brèches situées entre les dunes et entraînent des sédiments de la plage. Par ailleurs les vents de secteur Ouest sont responsables de l’érosion éolienne. Ces fuites sont en partie compensées par la présence de plantes 

TOULON PROVENCE MEDITERRANEE Port de Saint-Elme - Commune de La Seyne-sur-Mer Dossier de demande de dérogation au titre de l’article L411-2 du Code de l’environnement 

Direction des Ports / DEV / EGSE / Mars 2018 / Page 32/85 

 

 

fixatrices et de ganivelles sur les dunes. Ces dernières étant régulièrement emportées par la mer ou piétinées par les usagers du site. La fragilité de ce dispositif est aggravée par les remaniements de la dune rendus nécessaires à chaque entrée d’hiver pour éviter l’envahissement du parc par la mer lors des fortes tempêtes. 

 

En conclusion, face à la puissance des agressions depuis une trentaine d’années et à l’absence d’apports terrigènes, la plage a perdu une grande partie de ses défenses immunitaires donc de sa capacité à l’accrétion naturelle par les régimes d’Ouest. Cela se traduit en termes de bilan d’énergie au littoral : trop d’énergie érosive exprimée sur des temps très courts, par rapport au niveau d’énergie d’accrétion qui demande de plus longues périodes de temps. Le bilan sédimentaire est donc drastiquement déficitaire (9 225 m3 de sédiment perdus en 20 ans). 

La préconisation pour la problématique du port de Saint-Elme reste un réaménagement portuaire permettant de recréer un hydrodynamisme favorisant l’effet de chasse naturel évitant ainsi l’ensablement et le piège de feuilles mortes de posidonie mais aussi permettant de réguler l’hydrodynamisme de la baie des Sablettes en limitant l’impact morphologique et anthropique du port. 

Date de dernière mise à jour : 26/01/2021

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