Analyse des processus anti-érosion

Comparaison des procédés anti-érosion de plages, par P. Ursat

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Les différents procédés existants et en projet:

1- les murs en enrochements – les perrés :

Parmi les procédés les plus anciens. Ouvrages poids autostables ou parois subverticales ancrées, ils constituent la plus grande part des ouvrages de trait de côte. Ils s’opposent aux éléments par leur poids selon une paroi sub-verticale ou un plan incliné réfléchissant. La réflexion des embruns  conduit souvent à un affouillement de leur assise, cause d’instabilité et ... d’érosion de la plage.

2- Les épis :

Ces ouvrages, en enrochements en général, sont  censés réduire  les courants côtiers longitudinaux, tout en permettant les transports transversaux. En pratique,  le bilan des dépôts sédimentaires est aléatoire. Si le trait de côte est globalement préservé, l’érosion des plages reste conséquente dans beaucoup de cas. De tels ouvrages modifient profondément l’aspect du littoral.

3- Les posidonies :

Les champs de posidonies modèrent les courants côtiers à l’approche du littoral. En épisodes de tempêtes,  la protection du littoral est cependant insuffisante dans de nombreux cas. Les posidonies récupérées sur les plages ou celles naturellement déposées peuvent constituer une protection   lorsqu’elles atteignent  épaisseur  plusieurs décimètres. Hors  période estivale, ces déchets sont réutilisables en  protection de plage. Inconvénient : leur stockage s’effectue souvent sur la plage elle-même. Aspect sanitaire non précisé.

4- Le rechargement périodique de plage :

Les apports périodiques de sable permettent de reconstituer des portions de plages. Ce procédé nécessite du  matériel de terrassement : transport par camions, chargeurs et niveleuses ou des équipements de pompage. Leur fréquence est liée à celle des épisodes de tempêtes. Dans le cas de pompages de sables marins les conditions optimales de granulométrie ne sont généralement pas satisfaites.

5- le PLT-Littoral (projet présenté):

Ouvrage submersible, ce nouveau procédé ne s’oppose pas aux embruns. Il  associe un rehaussement des fonds en limite aval d’estran  à une structure souple, mais structurée, composée de contenant en PE, de liens internes et de graves naturelles. Il permet  la retenue des sédiments fins selon une pente légèrement plus faible. Immergé, il ne modifie pas l’aspect visuel et l'usage du littoral tout en procurant un élargissement pérenne et significatif de plage, de l’ordre de 8 m.  Procédé souple et réversible, il nécessite une validation par un test en vraie grandeur (prévu dans la procédure proposée).

6- les "Stabiplage":

Ouvrages superficielles non structuré en matériau géocomposite (nappes ou tubes en géotextile) mise en oeuvre par injection hydraulique et disposées sur le littoral en bandes ou en boudins, en immersion ou en surface. Peuvent constituer des « géotubes » immergés.

7-les Fascines- Galivènes :

Procédé traditionnel de fixation du trait de côte par des clayonnages, des barrières en bois, des plantes,.. Cette technique est associée à la fixation d’une flore locale et à la délimitation d’espaces  protégés de toutes circulation. Hors la zone d’estran, elle contribue efficacement à la préservation des espaces naturels.  

8-les Géotubes :

Ces dispositifs immergés à distance du littoral   consistent en des enveloppes en géo synthétique  remplies de sable agissant comme brise- lames. Se présentent sous forme de  tubes  de gros diamètre (par ex. 4 m) posés sur le fond.  La lame d'eau, de l'ordre du mètre (évolutive au cours du temps), détermine la  hauteur des déferlements neutralisés. Nécessite des études approfondies de la courantologie locale. 

9-le SandSaver :  Blocs de béton présentant des orifices coniques traversants dont le grand diamètre est ouvert  côté mer. Les sédiments sont censés entrer plus facilement avec le flot qu’ils ne sortent  par les courants de retour. L’aspect et l’usage du littoral sont  impactés par ces blocs.

10-l'Ecoplage:  procédé visant,  par pompage, à réduire les pressions interstitielles en bas de l'estran, à partir de drains positionnés à 2 m. de profondeur, le long du littoral.

11- le Rebamb :

Structures composées de tiges de bambous flottantes ancrées  par 5 m de fond, destinées à  freiner  la  houle. Vidéo

Date de dernière mise à jour : 28/01/2021